Compensant sa faible largeur par sa longueur, le Médoc viticole s'étend sur près de 14 000 ha, ce qui lui permet de produire des vins suffisamment personnalisés pour que l'on ait pu distinguer huit A.O.C., deux sous-régionales, Médoc et Haut-Médoc et six communales, Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Listrac, Moulis et Margaux.
POUR CONSERVER SON VIN :
Une fois le vin acheté, il reste à le conserver jusqu'au moment de l'ouvrir et de le déguster.
Les vins de Bordeaux étant de grande garde, ils ne peuvent être stockés n'importe où.
Pour vieillir dans de bonnes conditions, ils demandent à être placés dans une cave qui soit assez fraîche.
L'idéal est que la température reste constante, autour de 11° à 12° ou entre 10° et 14°.
Toutefois, elle peut très bien passer de 7° à 8° l'hiver à une vingtaine l'été, mais à condition que les changements de température se produisent progressivement.
Le vin vieillira sans doute un peu plus rapidement mais les conséquences ne seront pas dramatiques.
En revanche, il est capital que la cave soit à l'abri des mauvaises odeurs, des trépidations, des lumières trop vives et des courants d'air, tout en étant correctement ventilée. Enfin, il faut qu'elle ne soit ni trop fraîche, ni trop humide, entre 70% et 80% d'hydrométrie ambiante..
Les bouteilles seront couchées pour permettre au vin de rester en contact avec le bouchon, assurant ainsi son étanchéité
CONSEILS AVANT DEGUSTATION :
Avant la dégustation, il faudra d'abord veiller à la bonne température du vin, essentielle pour le mettre en valeur : autour de 18° pour les vins rouges, entre 8° et 10° pour les vins blancs secs et 8° pour les vins liquoreux qui doivent être frais mais non frappés.
Quand ouvrir la bouteille ? Pour les vins jeunes, deux à trois heures avant de le servir est idéal, pour un millésime plus ancien, il faut compter entre une demi-heure et une heure. En revanche pour les plus anciens, les grands millésimes qui ont atteint leur apogée, il faudra se contenter d'une demi-heure maximum.
Ensuite, vient le décantage du vin. Transvaser le vin très lentement de la bouteille dans une carafe pour éliminer d'éventuels dépôts et pour l'aérer afin de développer son bouquet.
Avant de déguster, il faut prendre le temps de regarder et sentir :
L'examen visuel
Pour les rouges, une couleur soutenue est l'indice d'une bonne constitution. L'examen visuel de la robe apporte des indications sur la nature du vin. En plaçant le verre devant une source lumineuse, on peut observer sa brillance.
Un vin lumineux a des chances de faire preuve de vivacité, voire d'acidité, à l'inverse, un vin d'aspect mat ou éteint risque d'être terne. Observer la transparence du vin ! Pour tous les vins, la limpidité est une qualité indispensable. La couleur renseigne sur l'état d'évolution du vin.
Rouge pourpre avec des reflets violets pour le vin nouveau.
Rouge Cerise quand le vin est totalement fait mais encore jeune.
Rouge avec des reflets cuivrés ou vermillon pour un vin qui a commencé à vieillir.
Rouge brun mais toujours brillant avec des reflets bronze, le vin est déjà vieux.
L'examen olfactif
Dans un premier temps, il faut seulement se contenter de humer le vin sans remuer son verre. Vous découvrirez progressivement les parfums qui se marient et forment un ensemble complexe.
Puis, pour amplifier la perception des arômes, il est conseillé de faire tourner le vin dans le verre, d'un mouvement lent et progressif. Le bouquet d'un vin peut comprendre de nombreux parfums différents :
des odeurs de fleurs (tilleul et acacia pour les blancs, violette pour les rouges), des odeurs de fruits (mure, cassis, framboise, cerise,... pour les rouges, ananas, pêche, fruits exotiques pour les blancs), des odeurs de végétation (feuilles, herbes, fougères..), des odeurs boisées (pin, résine, cèdre,...), des odeurs de gibier (cuir, fourrure, musc,... ), des odeurs d'épices, d'aliments, de confiseries,... |